06.03.2008

Procession sous herbe noire (Chanson)

                            I 

Thailandaise qui se consume dans son cône
Ce conifère me conquit ya rien à faire.
De ma bulle j’me ballade ca c’est d’enfer.
Les mains moites,
L’humidité de l’air arrose ma sphère.
Elle a glissé de mes doigts pour faire du copeau de moi.
Des braises au sol,
ça y est je décolle,
Les plaines du thé de Malaisie viennent chez moi

La lumière ocre du soleil mi-aout
Nous fait tous mettre à genoux.
Un grand bond dans nos esprits
Nous a tous réunit au confins de ce lit,
D’un Delta mystique et envoûtant
En nous approchant on entendait les dix commandements
Que des Triades locales clamaient en pleurant.

J’ai fixé la boule de feu, le temps d’une ode
A la vie - à la joie – à l’amour – à la baise, à la mode…"
Mes rotules vertes de grass coulaient sans cesse le sang
C’était le moment de notre Rédemption commune,
Munis de nos croix de soie nous grimpèrent jusqu’à la dune,
Et d’une voix semblable à celle des Nababs sous la lune
Qui se balladent torse ouvert –
Poils et or –Gouvernants la foule…
Nous avons clamé des « A.D.N ! Mon A.D.N) jusqu’à en devenir saoul.
La houle c’est alors levée, l’écho perdit de son caractère ;
Je m’éloignais de l’abîme, vissant mes lunettes noires pour voir la mer
Méridien de mes astres en stratosphère.
J’ai froid, forcé de retourner vers mes fous assommés par le vent,
Forcé de faire une minute de silence
Juste pour la repentance avant la résistance…

 

                                II

Exquise sensation  d'euphorie létargique

Je prends la contre-allée qui mène à cette prairie atypique

 Où Des neuronnes bucoliques,  marchent puis restent statiques

Je reconnais  ces grands sages Siamois à qui l'on rend hommage

Dans leur genres... ils sont  comme des sages

Prophètes inconnus qui dans cent ans n'auront plus le meme nom

Ils invitent la phytie à les rejoindre en marchant dans leur direction

Croire s'est ausi fumeux que la ganja

Ils entament l'aire de ce petit opéra,

Dans cette réunion de corps sortie de mon imagination

Je paye des verres au bar, des mojito des bières-picons

Personne n'est oublié, personne n'est invité,

C'est mon ames qui continu de ce projeter.

La flore envahit nos coeur, et non visons des panthéres aguicheuses

On replace nos boules, le temps de toucher nos filles... capricieuses.

On prépare nos voix un temps... ET malgrés nos manières de peureux,

Nous posons nos doigts crasseux sur leur beaux cheveux.

Les prières au loin nous rapellent notre but sacré,

Je trancende mon coeur, je vole des ailes,

Et m'éloigne de ces poivreaux, pochtrons au comptoir beaucoup trop raides...

J'arrive à temps pour la messe sous opium débridée,

L'incantation accélère les passions désarmées.

Les prêtres en appellent aux sortilèges chaotiques

En dassant avec leur membre priapiques...

C'est la panique totale des soirs de boucheries héroiques,

Quand les vieilles femmes et les enfants s'agitent.

Trop d'horreur dans ce spectacle de cirque apocalyptique 

Alors je tourne le regard de 360 dégrés,

Et c'est mon moral qui cède face à la vue des risières  innondés,

On dirait Bangkok qui souvre sous mes pieds. 

Voici, les dernières flammes de ce soleil trop chaud qui nous a bruler,

Des yeux jusqu'au pieds nous sommes marqués de fer rouge-orangé...

 "Il faut qu'tu bouges, ressaisis-toi ! Ressaisis toi ! chien de Prairie.

... Prend un verre, un canon décide toi !

On s'en  jette un dernier pas cher,

Trentes baths une misère , et nous titubont jusqu'à l'autel.

Laos si, Retrouvant des bruits de villes sordides et d'agitation de bordels,

Nos stigmates occulaires de renegas noctures affolent les belles, 

Je bouscule ces girls en conversation du genre la tour de Babel, 

Puis M'étalant de mon poids mouche en baisant le sol,

Mes bras trop grands, en croix. je rampe jusqu'à l'office et m'isole.

Je n'écoute que le bruit de l'herbe qui pousse sur le pavé où je suis alongé,

Puis sans aucune dignité je me dis qu'il n'y a plus de lois et qu' il faut les respecter. 

Que l'herbe sauvage, qui m'a vautrée, dans un état trés volage,

Me ramenera aussi,  sans ambage,  à mon habitat de mousse... à ma cage.

 

 

 

 

                                                                                                                                                Clément Rousseau 

01.02.2008

Rêves à bannir

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A ce qu'on dit, les rêves ont une fonction : désapprendre au cerveau les rapprochements inutiles, l'en purger - suivant cette hypothèse, tout ce qui traverse l'esprit en rêves se réduit à une espèce de curetage mental. A ce qu'on nous laisse également entendre, il pourrait même même être dangereux de se remémorer ses rêves, car ce seul effort risquerait de renforcer des rapprochements mentaux à éliminer. A ce qu'on prétend, "c'est pour pouvoir oublier que nous rêvons".

 

William Seward

BURROUGHS (les terres occidentales) 

30.01.2008

Mort pour un ballon

794ad4f94e1c8e855c9edc48e0659e87.jpegC'est bien l'erreur

De celles qu'on connaît par coeur,

dealer ; rue ; rue ; sauveur ; carreleur

Bitume amère, docteur.

"Religion, passion et ta soeur?"

Une fois tu gagnes,

Mille fois tu meurs.

Traces effacées, d'un passage de rigueur,

Liqueur de Zetla amère , Monsieur le commissaire,

Holster austère , mutins-civières

"T'as vu  C'est l'heure...

On ren-chaînes demain ?"

Ici ou ailleurs,

"Ailleurs tu seras plus le meilleur"

Cireur ou pince Monseigneur

Pincé, incivilité,

Frappé, insulté, tué

Un ballon qui roule

Près d'un passage clouté. 

                                                       Clément Rousseau