30.01.2008
Mort pour un ballon
C'est bien l'erreur
De celles qu'on connaît par coeur,
dealer ; rue ; rue ; sauveur ; carreleur
Bitume amère, docteur.
"Religion, passion et ta soeur?"
Une fois tu gagnes,
Mille fois tu meurs.
Traces effacées, d'un passage de rigueur,
Liqueur de Zetla amère , Monsieur le commissaire,
Holster austère , mutins-civières
"T'as vu C'est l'heure...
On ren-chaînes demain ?"
Ici ou ailleurs,
"Ailleurs tu seras plus le meilleur"
Cireur ou pince Monseigneur
Pincé, incivilité,
Frappé, insulté, tué
Un ballon qui roule
Près d'un passage clouté.
Clément Rousseau
19:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.01.2008
Le dernier poilu
Un des deux derniers poilus français, Louis de Cazenave, est mort, dimanche 20 janvier, à l'âge de 110 ans. Dans sa petite maison de Brioude (Haute-Loire), il regardait et tournait pensivement au creux de sa main parcheminée les médailles glanées au champ d'honneur. Puis il les repoussait avec dédain. "Certains de mes camarades n'ont même pas eu le droit à une croix de bois", tempêtait-il, lors d'une rencontre avec Le Monde en 2005. Il se mettait alors à chanter, d'une voix ironique : "Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine."
Louis était né le 16 octobre 1897, à Saint-Georges-d'Aurac, en Haute-Loire. "Jeune et enthousiaste", il avait devancé l'appel en 1916. Il était parti se battre pour son pays, pour le drapeau. Il en était revenu, de la guerre mais aussi du patriotisme : "De la fumisterie, un moyen de faire gober n'importe quoi !" Evoquer les tranchées amenait une réponse ulcérée. "Aïe, aïe, aïe ! Un truc absurde, inutile ! A quoi ça sert de massacrer des gens ? Rien ne peut le justifier, rien !" disait-il.
Les honneurs, il n'en avait cure, Louis. Il avait refusé les obsèques nationales que Jacques Chirac avait promises à l'ultime poilu. Il voulait être enterré, simplement, avec les siens. En 1995, déjà, il avait fallu le supplier pour qu'il accepte la Légion d'honneur. "Je m'en serais bien passé", marmonnait-il. "Tu peux te l'accrocher où je pense", avait-il dit à son fils.
Lors de son incorporation, il y croyait encore à tout ça. Il est versé dans le 22e régiment d'infanterie coloniale puis dans le 5e bataillon de tirailleurs sénégalais. "Forcément, on ne nous mettait pas dans les endroits les plus calmes." Il se retrouve sur le chemin des Dames, embringué dans la grande tuerie de 1917. "Il faut avoir entendu les blessés entre les lignes. Ils appelaient leur mère, suppliaient qu'on les achève. C'était une chose horrible. Les Allemands, on les retrouvait quand on allait chercher de l'eau au puits. On discutait. Ils étaient comme nous, ils en avaient assez." Les lettres de sa mère lui sont un précieux secours.
Louis de Cazenave survit à la saignée, aux assauts inutiles. En gardera l'énigme d'une vie : "Le hasard, la fatalité des tirs veut que je sois encore là. Pourquoi suis-je encore là alors que je pourrais être ailleurs ?" Il n'aura même pas eu la "bonne blessure", celle qui permettait de se sortir des combats, sur une civière mais vivant. Jusqu'à la grippe espagnole qu'il aurait "bien aimé attraper en permission" qui l'oublie. A la fin de la guerre, il est muté dans un régiment d'artillerie. "Là, c'était plus calme." Le 11 novembre, il apprend "avec joie que tout ça est fini". Il s'en était sorti, indemne mais changé.
Après l'Armistice, il devient cheminot et pacifiste, s'abonne à La Patrie humaine, un journal libertaire. Il épouse une postière, a trois enfants qu'il gronde chaque fois qu'ils disent les "Boches" au lieu des Allemands. Il participe aux manifestations du Front populaire. En 1941, il est révoqué des chemins de fer, par un régime de Vichy qu'il ne goûte guère. Il ne retravaillera plus.
Il vivait depuis très chichement, cultivait son jardin jusqu'à plus de 90 ans. Il fumait ses trois pipes quotidiennes et râlait encore et encore contre la guerre. A la fin, quand s'amenuisait le nombre des survivants et qu'augmentaient les sollicitations, le vieil homme s'était enfermé dans sa maison, faisait juste savoir qu'il "voulait être tranquille". "Il est mort comme il le désirait, chez lui. Il s'est éteint comme une chandelle", a expliqué son fils à l'Agence France-Presse (AFP).
Il ne reste plus qu'un ancien combattant de 14-18 encore en vie, Lazare Ponticelli.
Benoît Hopquin
(Source "le monde" : http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/01/21/louis-de-cazenave-un-des-deux-derniers-poilus-francais_1001834_0.html
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22.01.2008
Gogos
Ya des matins où j'me lève/ Les rêves gravés sur la face/23:25 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
J'ai pas su résister
J’ai pas su résister,
J’pose des mots sur mon premier cri de naissance.
La vie ça fait mal des que çà commence,
Comme un trop long silence post-mortem,
Un thème terrifiant de plus,
Pour tous ces hommes et ces femmes côtés à l’argus.
J’ai pas su résister,
Citer juste deux trois exemples d’existences,
Tant ce monde spécieux m’écoeur.
Coupable que d’rancœur,
Je ne les jugent que d’immobilisme,
Lis ce message, sagement assis.
Car si c’est eux qui régissent nos vies,
Evitons qu’ils dirigent nos esprits.
Pris le cul entre deux chaises,
J’sais pas si j’suis riche au point de sauver des vies.
Viré de ma classe social,
Sans leur avoir prouvé que trop de gens crèvent la dal.
Damné pour avoir voulu démontrer que le système nous berne,
Je me fache avec ce que j’aime,
Eux même se galvodant de mes propres sentiments,
Se mentant à eux-même sur l’effet euphorique du fric.
Toujours fricassé de poulet au diner, mais les flics castreurs polis disent: “non.
Il vaut mieux l’injustice que la rebellion”
J’explique :
J’ai pas su résister de cracher sur leur système consortium,
Je n’étais qu’un petit con sorti d’un ventre, puis homme,
En somme je m’apercois qu’il y a mort d’homme.
Et c’est pénible quand j’y pense,
Pance remplie à outrance,
Que même en France,
Des humains amoindris,
Par le coup du sort
Sourient, frappés par la follie,
Corps handicapés couverts de leurs propres excréments,
Attendant scélorosés leur heure patiemment
Ceci c’est du vécu, ne dites pas que je mens,
Ce texte doit provoquer l’effet d’une douille.
J’ douille pour l’état, tas de responsabilité en retour,
Leur tour d’ivoire hermétique à toute onces d’amour,
Il fallait juste rappeler que le papier peint se décolle, même chez toi,
Toits de taule, leur vie est un taulé.
Finissant par “t’aurai pas 20 balluches”,
Bush répond, “barre toi”,
C’est la politique de l’autruche,
Belle réponse de barons de la finance,
Finalement attaché qu’à leur propre existence,
Ca danse pas mal dans ce monde mondain,
Fait de pitance pour les uns,
Insensibles,
Ciblons leur Dieu Dollars.
L’art un moyen d’expression, pour combler les carrances,
Cars entiers, d’innocence de ceux rejetés par la roue de la chance,
Et ce d’Afrique jusqu’en France.
J’ai pas su resister à l’appel des opprimés.
Oh mais je t’en pris, p’tit priviligié,
J’ai vu le légiste, d’taleur
Juste avant de venir, en train de tirer les cartes.
Confirmation sur le serment d’hippocrate,
Qu’l’assassin c’est bien le technocrate,
Qui a creusé ce cratère de misère
Au plus profond des entrailles de la terre,
Enterrant ainsi la culture
Faisant oublier d’un coup de gomme
Toutes ses immondes bavures
J’ai pas su résister,
J’ai posé mon slpeen en prose
Parce que je sais d’où viens la cause.
D’un milieu à mille lieues d’autres attachement,
Que ceux de leur propre vivant,
Vendant tout inconsciemment
Il n’est même pas sur qu’ils en laissent pour leurs propres enfants.
Alors comment veux tu qu’ils soient autrement que médisant
Envers le monde qui réclame de l’aide en rapant.
Le cracha que j’tenvoi dans la ceufa est plein d’haïa
C’son pour les scarla dont la teuté te revient pas
Tu vois pas qu’c’est le FN, Le Pen et ses sorcières qui t’berne
RHabdoula rhouia chui l’africanisation judaïco musulmane
Le batard sans Racine, bouffeur de kebab froid
Foudroyant jusqu’à l’Ump / Poutine/ PS/ Pcf…
Facistes ballanyant d’un coup d’vent les droits d’lhomme
Droite gauche droite, direct dans l’flan.
Fendu en deux, la nécessité de liberté n’est pas évidente pour tous finalement.
Clément Rousseau
23:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.01.2008
Petit Soldat
Alors ? Comme ça tu voulais t'engager
Sortie de ton école bien diplômée
Petite main au service de la croissance
Tu prends les armes sans incidence -
Sur la vie d'autrui...
... Tout du moins, c'est ce qu'on t'as dit.
Insidieuse guerre de la concurrence
Tu y participe pour te remplir la panse
Refrain : Optimiste sans scepticisme
Nous sommes tous des soldats du capitalisme
Allô ? Que est le chef de famille dans le foyer ?
Serait-il possible de lui parler... S'il vous plait ?
Politesse hypocrite pour impressionner ton chef d'équipe -
Lui même troufion ,
C'est grâce à tes cadences que tu gagnes ton pognon.
Qui que tu sois il s'en foutent
Filles voilées ou toxs qui se shootent
Ce qu'ils cherchent c'est des salaires au compte-gouttes
Nouvelles usines pour "fantassins" dociles...
Refrain ; Sourires figées de stoïcisme
Nous sommes tous des petits soldats du capitalisme
Il y a ceux qui paniquent et t'insultent
Dans leur combinés ils refusent dete parler
Medef... en toi petit soldat !
Tu n'es qu'une balle au service de l'état
C'est au guichet que tu tires ce que tu leur rendras
C'est de ta tranchée que tu appelles de pauvres gens
En mangeant tes gâteaux secs, dit leur "fuck" petit insolent ,
Ne prend pas de gants.
En attendant remet ton casque-micro
Tu éviteras les cracs banco !
Si tu déserte, ça dégonfle leur priapisme,
Alors continu tes mot-fléchées,
En six lettres, c'est quoi Papa le libéralisme ?
C'est la guerre fils...
Fais-gaffe à toi petit soldat.
Clément Rousseau
21:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : petits soldats, capitalisme, pouvoir d'achat


